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Pour cette vingt-cinquième édition, la revue Mouvement accompagne le festival dans une réflexion sur des sujets qui parcourent la programmation. Bruno Tackels et Jean-Louis Perrier proposent deux rencontres avec le public.




L’image dans le théâtre de Denis Marleau


Artiste majeur du théâtre d’aujourd’hui, le metteur en scène québécois a expérimenté depuis une dizaine d’années la présence de l’image au service du personnage, allant jusqu’à introduire un véritable doute sur la présence physique de l’acteur sur scène. Avec le texte de José Pliya, il propose une approche différente de l’image, intégrée ici à la scénographie, à l’espace même de la représentation.

proposee par jean-louis perrier (journaliste indépendant après avoir été critique dramatique au monde de 1997 à 2005)
avec denis marleau et l’auteur jose pliya


à l’issue de la représentation Le Complexe de Thénardier

vendredi 26 septembre, au Théâtre de L’Union



La francophonie dans la violence des mondes


Depuis qu’elle existe, la francophonie est aussi évidente qu’elle est difficile à définir. Cependant, on peut faire l’hypothèse que les artistes qui en proviennent aujourd’hui proposent une nouvelle donne, à la fois artistique et politique, que nous voudrions tenter de cerner dans cette rencontre. L’hypothèse est la suivante : la violence ne se raconte plus dans les mots et les récits univoques de l’Occident, avec sa dangereuse prétention à l’universelle civilisation.


Avec la francophonie, paradoxalement dans la langue de l’ancienne hégémonie conquérante, la violence et les conflits qui s’exposent avec insistance sur les scènes sont pluriels, diverses contradictoires et changeants, en fonction des lieux où elle prend forme.


Il s’agit bien d’une violence « des » mondes. Car il y en a de plus en plus (et pas seulement tiers, ou quart), une myriade de plus en plus riche et diversifiée, à mesure que la mondialisation étend son emprise.


Francophonie prise dans la violence des mondes, pour tenter d’en dire l’injustice, le cynisme, la realpolitik, l’appétit du pouvoir, les faiblesses des hommes, leur démon, si bien partagé sur toute la surface du globe — mais dans des langues différentes et à chaque fois uniques, la langue des poètes et des artisans de la scène. Nous essayerons de creuser cette hypothèse avec les différents artistes de la programmation des « Francophonies ».



rencontre proposee par Bruno Tackels de la revue « Mouvement »
avec avec Dieudonné Niangouna (auteur, comédien), Jean-Christophe Lanquetin (scénographe),Thierry Bédard (metteur en scène), Jean-Luc Raharimanana (auteur), José Pliya (auteur), Younouss Diallo (comédien), Ariel Cypel (auteur et metteur en scène), eza possibles.



BFM, salle de conférences
samedi 27 septembre à 15h00