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Mer Jan 07, 2009 12:03 am
Café francophone
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Auteur Message
Oscar



Inscrit le: 12 Sep 2007
Messages: 10
Localisation: Limoges

MessagePosté le: Mer Sep 12, 2007 10:49 am
Sujet du message: Ma dernière lecture.
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Bonjour,

il faut bien que quelqu'un se lance! Je me suis intéressé à la programmation et j'ai vu que le roman d'Arezki Mellal Maintenant ils peuvent venir est édité.

Je l'ai acheté et dévoré en une soirée! Ce roman est vraiment splendide!
Pour raconter un peu c'est l'histoire du narrateur et de ses relations avec les femmes dans l'Algérie des années 90. Je ne veux pas trop entrer dans le détail pour ne pas gâcher votre lecture.
Tout au long de ma lecture, j'ai senti la tension monter petit à petit, entre les faux barrages, la condition des femmes et comment le narrateur navigue toujours entre la critique et l'utilisation de cette société. Je ne vais pas dire la fin, ni aller plus loin mais franchement je suis resté stupéfait par la dénouement.

Mais j'aimerai savoir comment le roman a été accepté en Algérie car l'auteur n'est pas tendre... Si quelqu'un a une réponse.
Je vous conseille vivement la lecture de ce roman et surtout au moment de le conseiller à votre tour, ne racontez pas trop l'histoire!
A bientôt.
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Olivier



Inscrit le: 13 Sep 2007
Messages: 32
Localisation: Limoges

MessagePosté le: Jeu Sep 13, 2007 3:54 pm
Sujet du message: Maintenant ils peuvent venir
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Bonjour Oscar!

je vois que nous avons le même jugement sur Maintenant ils peuvent venir. Je suis encore sous le charme de l'écriture d'Arezki Mellal, quelle force!
Sinon Arezki Mellal a lui-même adapté son roman pour la scène, je te conseille d'aller voir la pièce.

Pour finir, je suis d'accord avec toi, il ne faut pas trop ébruiter l'histoire alors chut... Wink

A bientôt.
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Oscar



Inscrit le: 12 Sep 2007
Messages: 10
Localisation: Limoges

MessagePosté le: Jeu Oct 11, 2007 9:34 am
Sujet du message: Je vais encore parler d'une de mes lectures!
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Bonjour à tous!
je vois qu'il n'y a qu'une seule personne qui lit par ici! Laughing

Mais je vais encore parler d'un livre que je viens d'acheter et que je trouve assez intéressant.
Le vampire de ropraz de Jacques Chessex.

Nous sommes face à un chef-d'oeuvre qui va bien au-delà d'une simple chronique meurtrière.
Pour résumer le texte, nous nous retrouvons devant un violeur de tombes, un nécrophage, c'est «Le Vampire de Ropraz» qui, dès la première page, met le lecteur dans une ambiance d'épouvante.

C'est mal connaître l'auteur si on s'imagine un instant que l'histoire qu'il raconte n'est qu'un fait divers, comme le romancier essaie de le fait croire. Non, Chessex est bien trop malin pour se contenter de «recycler», l'espace d'un roman, les meurtres abominables d'un cinglé.
«Le Vampire de Ropraz» va bien au-delà d'une chronique criminelle. C'est un clin d'oeil complice à certaines boucheries de l'Ancien Testament, un pied de nez à toutes les gloires nationales (Lui-même et Blaise Cendrar).
Ropraz donc, petit village du Haut-Jorat vaudois. C'est là qu'habite Chessex depuis une trentaine d'années. Et c'est là aussi que sévit une énigme. Qui a déterré, violé et découpé, dans la nuit du 20 au 21 février 1903, le cadavre de Rosa Gilliéron, décédée d'une méningite et enterrée l'avant veille?
Rosa, 20 ans, beauté vierge du village, tant convoitée et tant aimée de son père, un notable! La question demeure ouverte. Elle le restera pour les deux autres crimes qui vont suivre et qui présentent les mêmes caractéristiques.
Dans pareil cas, on parlerait aujourd'hui d'un «serial killer». A l'époque, l'expression n'existait pas encore. Mais il existait des monstres, fruit d'un imaginaire fêlé par quatre siècles de calvinisme sec.

A Ropraz donc, cet hiver 1903, il fallait un coupable. Absolument. On le trouva. Il s'appelait Favez. Favez le demeuré, à l'appétit sexuel démesuré parce que brimé par d'innommables frustrations. Ici, l'auteur atteint un sommet. Son «Vampire» est un chef-d'oeuvre de concision et de lucidité. Une langue pure et abrupte, cristalline et épineuse au service d'une pensée qui effraie à force d'intelligence. On retrouve aussi par moment une description de la nature proche d'un Giono dans Un roi sans divertissement.
Je me suis retrouvé devant un livre immense, intense, me menant toujours entre facination et répulsion. Bref un grand livre, un chef d'oeuvre.
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dahlia



Inscrit le: 27 Sep 2007
Messages: 40
Localisation: Limoges/ Clermont Ferrand

MessagePosté le: Sam Oct 20, 2007 2:04 pm
Sujet du message: Parlons de ma dernière lecture.
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Bonjour!

Je vais juste vous parler de deux textes, je ne vais pas trop les détailler.

Tout d'abord, je viens de lire Archéologie du chaos (amoureux) de Mustapha Benfodil. Je ne sais pas quoi en penser. A la fois, je dois reconnaître que l'écrivain à un style impressionnant, que les phrases se suivent sans le moindre déséquilibre. Mais je suis partager sur le thème. Il y a comme un arrière goût de Houellebecq (mais en cent fois mieux) dans la quête sexuelle, dans l'utilisation du "Je" etc. Je pense que ce qui me rebute dans ce texte, c'est sa part d'auto-fiction. Je ne vais rien dire de plus, je vais attendre vos commentaires afin de me faire une idée plus ferme.

Sinon j'ai suivi les conseils d'Oscar et j'ai acheté Le vampire de Ropraz. Je reste mitigée sur ce texte, il est vrai qu'il y a un côté très Giono dans la description de la montagne etc. Mais ce texte est plus pour moi un exercice de style qu'un roman à part entière. Il y a tout au long du texte un certain classicisme, un vocabulaire et une formulation des phrases très académique. Tous ces effets entrainent un certain côté désuet, un côté très début 20ème.
Le roman est bon, bien au-dessus de ce que j'ai lu ces derniers temps mais je n'en ferai pas mon livre de chevet.
On passe un agréable moment en le lisant, on se dit que Chessex est un grand écrivain mais il y a comme un aspect trop formel comme un exercice de style. C'est ce qui m'empêche de dire que ce roman est extraordinaire, il est intéressant mais a un côté factice.

Je vous laisse sur ces considérations et vous dit à très bientôt!
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Oscar



Inscrit le: 12 Sep 2007
Messages: 10
Localisation: Limoges

MessagePosté le: Lun Nov 26, 2007 2:41 pm
Sujet du message: Après un long silence radio.
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Bonjour,
cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit sur ce forum. Je vais reprendre les bonnes habitudes.

Depuis le temps, j'ai lu un grand nombre de livre et je voulais parler rapidement du livre écrit sous la direction de Michel Le Bris et de Jean Rouaud. Je sais que je suis en retard par rapport à la polémique mais je préfère y revenir maintenant que les choses sont un peu calmées.

Je ne sais pas comment traiter ce livre. Il est à la fois la somme de tous les écrivains signataires autour d'une même idée: ne plus être vu comme des écrivains francophones mais comme des écrivains de langue française. Mais ce livre part dans tous les sens, chaque écrivain apporte un récit, une nouvelle, un suivi de courriels, une théorisation etc. Il manque une unité dans ce manifeste, il n'y a pas d'esthétique commune, juste une définition commune d'être écrivain non français écrivant en français... Je cherche à définir le plus simplement, ce que j'ai lu.

Je ne comprends pas l'ampleur de la polémique sur le sujet. Comment attacher autant d'importance à cette idée de la francophonie littéraire. Par exemple, lorsque certains auteurs disent que l'on trouve leurs livres dans le rayon "Littérature francophone", je changerai de librairie si j'étais eux. En effet, on retrouve leurs oeuvres dans ce genre de rayon dans certaines enseignes plus commerçantes que libraires. Mais les libraires qui aiment leur métier ne classent plus les livres de cette manière! Il serait peut-être temps pour certains de changer de librairie.

J'attends vos réponses et vos avis sur ce livre. A bientôt,
Oscar
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Olivier



Inscrit le: 13 Sep 2007
Messages: 32
Localisation: Limoges

MessagePosté le: Lun Nov 26, 2007 3:03 pm
Sujet du message:
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Bonjour Oscar,

je vais répondre succinctement à votre message. Il est certain que le concept de littérature monde est un peu ambigu.
Le simple fait de mettre ensemble le terme littérature et monde est assez spécial. N'oublions pas que le terme littérature vient de l'idée d'englober sous un même terme les romans, écrits d'une même nation. Je simplifie légèrement le propos. Donc mettre ensemble Littérature et Monde révèle un certain contre-sens ou l'envie de dépasser la sphère littéraire géographiquement située... Je ne suis pas assez expert pour répondre à cette question. D'autre part, je ne trouve jamais le terme écrit de la même manière. Je trouve soit "Littérature monde" ou "Littérature-monde". Ce trait d'union a une certaine valeur. Sans ce trait d'union, nous pouvons penser à une confrontation entre la littérature et le monde mais avec le trait d'union, le terme peut prendre une valeur bien différente et peut ainsi entrer dans la définition du manifeste!

Voilà où en sont mes réflexions sur le sujet. Je sais, je n'ai pas vraiment creusé le sujet.

Je vous conseille de lire l'article de Jean-Paul Lapacherie, professeur à l'université de Pau. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec lui et je trouve certains arguments peu objectifs voire complétement subjectifs... Mais je vous laisse juge.

Vous trouverez l'article en cliquant sur ce lien:
http://www.mondesfrancophones.com/espaces/Philosophies/articles/la-litterature-sans-le-monde/view

Bonne journée et à bientôt!
Olivier.
_________________
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Oscar



Inscrit le: 12 Sep 2007
Messages: 10
Localisation: Limoges

MessagePosté le: Mer Nov 28, 2007 3:29 pm
Sujet du message:
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Bonjour Olivier,

je vois que vous répondez vite à propos de la littérature-monde! Je viens de lire le texte de monsieur Lapacherie. Je vois qu'il me reste encore beaucoup à lire avant de comprendre tout son texte mais je ne suis pas d'accord avec son idée d'"Homo Festivalus", sorte de touriste culturel voulant faire tale rase des diversités culturelles et ne proposer qu'un seul type de spectacle! Je suis désolé mais beaucoup de festival ne fonctionne pas comme ça! Il y a, par exemple, beaucoup de différences au coeur des Francophonies en Limousin! Certains spectacles se confrontent intellectuellement ou esthétiquement avec d'autres propositions. Je n'ai pas l'impression de voir toujours la même chose!

Sinon le reste de l'article permet de mieux comprendre les différentes notions qui se cachent derrière la littérature-monde. Merci pour le lien.
Je suis en train de lire un livre. je vous tiens au courant et posterai une petite critique d'ici quelques jours!
A bientôt.
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