Martin Ambara
Cameroun
Auteur, metteur en scène, comédien
Dates de résidence : novembre-décembre 2008 et janvier 2009
Martin Ambara vit et travaille à
Yaoundé. Artiste polyvalent, il est à la fois comédien, metteur en scène et
conteur, passionné du Mvet, poésie épique séculaire des ethnies beti et
bantu.
Début 2001, il met en scène l’un de ses textes Jusqu’au bout de l’absurde au cours d'une résidence de création à
l’Alliance franco-camerounaise de Dschang. En 2002, il participe au stage de formation à la mise en scène organisé par les Francophonies en Limousin au Bénin, animé par Georges Banu et Patrick Le Mauff, ainsi qu'au chantier de théâtre avec Roland Fichet, organisé par le Théâtre de la Folle Pensée à Yaoundé et au Bénin en partenariat avec Africréations.
Il poursuit durant deux années consécutives des ateliers sous la direction de Frédéric Fisbach au Cameroun, et participe en 2005 en tant que comédien à la création de Animal de Roland Fichet, mis en scène par Frédéric Fisbach.
En mars 2010, grâce à des fonds privés, il ouvre à Yaoundé une nouvelle salle de spectacles baptisé "Otni - Laboratoire de théâtre de Yaoundé". Ce lieu accueillera des résidences d'écritures et des séances de scénographie ; doté d'une salle de 100 places, d'espaces d'accueil, d'exposition et de répétition, ce laboratoire de théâtre permettra aux artistes qui auront effectué un travail de création dans cet espace de le présenter au public.
Martin Ambara a été associé à la première édition "d’Écritures d’Afrique" en 2007, pour laquelle
il avait réalisé la mise en espace de La mort vient chercher chaussure, de
Dieudonné Niangouna, et il fut l’un des lauréats 2006 du programme "Visa
pour la création" de CulturesFrance, pour lequel il a écrit L’Épique des
héroïques.
Sa résidence à Limoges, en 2008, lui a permis d’effectuer les recherches
pour texte Les Osiriades.
textes
L’Epique des héroïques, théâtre, paru dans le recueil "Ecritures d'Afrique, dramaturgies contemporaines", CulturesFrance, 2007.
Création par la Compagnie les Ménestrels (Cameroun), mise en scène de l'auteur en mars 2007.
Cette proposition scénique résolument contemporaine, en s'appuyant sur un texte tiré de trois récits fondateurs : le mvet au Cameroun, le Mahabarat pour l'Inde et la mythologie grecque, prend en compte l'étude du mouvement de la danse traditionnelle osila propre au mvet.
Les Osiriades (titre initial : La revanche d'Osiris), création par la Compagnie les Ménestrels (Cameroun), mise en scène de l'auteur en 2009
Dans les ruines d’une ville en guerre, douze individus (hommes,
femmes et enfants), presque les derniers survivants de l’affrontement,
sont poursuivis par des snipers. Dans leur fuite ils
entendent une voix provenant du fond des décombres d’un parking
enfoui sous un ancien building. Avec grande peine, ils s’y
engouffrent pour tenter de tirer des ruines celui qu’ils croient
être un enfant. Après qu’ils soient tous entrés, le mur de passage
s’éboule derrière eux et les voilà coincés. Face à eux, un
mystérieux monsieur qui dit s'appeler “Le tribun”. S’engage un
méli-mélo verbal, physique, une forme de confrontation dans le
petit groupe, où seule la mort est victorieuse.
Le mystérieux Tribun apprend au Premier enfant (personnage
principal) que les troubles qui se sont abattus dans la cité ont
été provoqué par une promesse. La promesse tenue par le Premier
enfant d'offrir à sa soeur, pour son neuvieme anniversaire,
un bout de soleil cueilli sur l'arbre du ciel.
La mort du premier enfant s'avère plutôt être un passage d'un
rêve à la réalité puisqu'il s’éveille à un arrêt de bus. Quel n'est
pas sa surprise lorsqu'il retrouve dans le bus les onze autres
individus qu'il croyaient tous morts...
Condamnés à vie,
Impératif absent,
Jusqu'au bout de l'absurde,
Accent si complexe,
Acte neuf, scène dernière,
Le mono-délire de la rue case-tout,
Cocktail de vie,
Le Temps d'une cigarette,
Qui a tué Monsieur Zyed,
Un couple dans la case d'en face,
L'étrange destin de Pablo.
liens
Compagnie Les Ménestrels
CulturesFrance
mise à jour janvier 2010