Suzie Bastien


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Canada - Québec
Bourse du Centre national du Livre - 2005


Née le 23 mars 1963 à Montréal, Suzie Bastien est auteure de théâtre et membre du Centre des auteurs dramatiques (Cead) de Montréal, Québec.

Avec sa seconde pièce, LukaLila (éditions Comp'act, 2002), créée à Rome en 2005 dans une mise en scène de Beatrice Bracco, elle a été lauréate des Journées de Lyon des auteurs de théâtre en 2002 et a également reçu le prix SACD de la dramaturgie francophone 2004.





textes et mises en scène de Suzie Bastien


Ceux qui l’ont connu

Bourse du Conseil des arts du Canada, décembre 2002.
Pièce écrite en partie à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, janvier à avril 2004.
Lecture au théâtre Trident (Québec), saison 2001-2005, mise en lecture de Gill Champagne.
Mise en Lecture de Gill Champagne, Semaine de la Dramaturgie du CEAD, Montréal, décembre 2004.
Atelier dramaturgique, novembre 2004 (Québec), collaboration du CEAD et du Trident.


L’effet Médée

Bourse du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, juillet 2002.
Création du 15 mars au 9 avril 2005 au Théâtre Périscope (Québec), mise en scène de Marie Gignac.
Lectures : Festival Pur Présent, CDN Orléans-Loiret-Centre (France), mise en espace de Ariane Gardel, 18 mai 2005 ; Café Les nouveaux Barbares (Montréal), mise en lecture de Chantal Baril, Mario Borges, 3 juin 2004 ; Semaine de la dramaturgie du Cead au Théâtre d’aujourd’hui, mise en lecture de Gill Champagne, 3 décembre 2003 ; Trident (Québec), mise en lecture de Gill Champagne, 24 novembre 2003.


Le sens ! Le sens !

Bourse du Conseil des arts du Canada, décembre 2001.
Lecture publique au café-théâtre L’Aparté, le 19 septembre 2002, mise en lecture de Wajdi Mouawad.



Le désir de Gobi,

Lux Editeur, Montréal, 2003.
A venir : Production par Zone Urbaine Théâtre-ZUT (Bruxelles), mise en scène de Georges Lini, septembre 2006.
Présenté au Périscope (Québec), Nouvelle scène (Ottawa), Salle Albert-Rousseau (Sherbrooke), mise en scène de Gill Champagne, janvier à avril 2004.
Création au Théatre de Quat’sous (Montréal), mise en scène de Pierre Bernard, 17 janvier au 25 février 2000.
Lecture : Rendez-vous dramaturgies (Québec), Théâtre Périscope, mise en lecture de Gill Champagne, 17 octobre 2002.


LukaLila

éditions Comp’act, (Chambéry 2002).
Bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec, juillet 2000.
Prix de la dramaturgie francophone de la SACD 2004.
Texte gagnant du concours « Les Journées de Lyon des auteurs de théâtre », édition 2002.
Lectures : Chantiers de Blaye, Bordeaux-Aquitaine (France), mise en espace de Jean-François Prévand, 23 août 2005 ; Comédie de Saint-Etienne (France), mise en lecture de Muriel Coadou, 28 février et 1er mars 2005 ; Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges (France), mise en lecture de Louise Doutreligne, 3 février 2005 ; Théâtre du Rond-Point (Paris), mise en lecture de Louise Doutreligne, 1er février 2005 ; Médiathèque de Vaise (Lyon), mise en lecture de Philippe Clément, décembre 2002 ; Semaine de la Dramaturgie du Cead au Théâtre d’Aujourd’hui (Montréal), mise en lecture de Pierre Bernard, 9 décembre 2000.

Synopsis :
Au début, il y avait Lukalila, frère et sœur nés comme un seul être dans un pays marqué par la guerre. Luka deviendra soldat; Lila, avec son pied manquant, demeurera rêveuse. Ensemble, ils fuiront la mort, traversant l'océan dans un caisson de métal, vers l'Amérique, leur nouvelle « Siamie ». Luka arrivera seul vivant, et nous retournerons avec lui traverser sa mémoire, à la rencontre de l'espoir avorté d'une seconde naissance.

Extrait :
LILA : C'est comment, là-bas? C'est comme à la télé?
LUKA : La terre sent bon. L'air est vif, les maisons sont neuves et bien astiquées. Rien de détruit. Rien de cassé.
LILA : Et les morts qui tout le temps envahissent ma tête et mon cœur? Et les bruits de bottes, et les grincements, et les fracas? Et les silences pleins d'oiseaux?
LUKA : Ils disparaîtront, tu verras.


Après

(Projet de la résidence d'écriture à Limoges)

Synopsis :
On sera tous enfouis sous la terre, on attendra de pousser, comme des arbres. Les racines en sous-sol. Ne resteront que les souterrains, les rats, nous. Je me souviens, j’ai la sensation de me souvenir qu’on va mourir en cherchant le soleil.
Je pense à Icare, à son désir de lumière, à sa chute. Il y a donc le personnage de Ica, dont le père, Dé, vient de mourir. J’ai l’idée de décrire le monde après la bombe, un endroit dans lequel vit ce qui reste de l’humanité. Cet endroit se trouve profondément sous la terre. C’est un souterrain, construit par Dé. Il n’y a qu’une issue possible, plus personne ne sait où elle se trouve. Ica seul connaît la sortie.
Parallèlement à ce personnage m’est apparue Fillette. Celle-ci possède un langage rudimentaire, elle fait partie des rares humains de la deuxième génération de rescapés. Elle a perdu jusqu’à la capacité de rêver. Elle est peu à peu devenu animal, une sorte d’enfant sauvage que personne n’a songé à élever. Car nous sommes dans un contexte de survie. Il n’y a pas d’amour possible, que la satisfaction de besoins primaires. Le gardien de Fillette, Mo, est à l’image de cette population décimée qui ne souhaite plus rien, que tenir le coup jusqu’à sa fin, sans désirs, sans espoirs. Ica, porteur de la mémoire du passé, découvrira Fillette, lui apprendra la poésie, l’importance de nommer les choses, lui racontera le monde disparu.


autre résidence


Centre national des écritures du spectacle de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon (France), janvier à avril 2004.



liens


CEAD
La Chartreuse



mise à jour janvier 2008