Boubacar Boris Diop


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Sénégal
Bourse du Centre national du Livre - 1993

Né en 1946 à Dakar, Boubacar Boris Diop a été successivement professeur de littérature et de philosophie dans différents lycées, conseiller technique au ministère de la Culture du Sénégal. Il passe ensuite au journalisme et collabore à différents journaux sénégalais ainsi qu'au quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung et au mensuel africain d'analyses Afrique, perspectives et réalités (Paris).


Il se consacre maintenant à ses activités de journaliste et d'écrivain. C'est dans le cadre de l'opération «Rwanda : écrire par devoir de mémoire», lancée en 1998, qu'il écrit Murambi, le livre des ossements. Depuis, il sillonne le monde, de congrès en séminaires, « disant » la tragédie du génocide pour qu'elle ne se reproduise plus.





textes


Kaveena, éditions Philippe Rey, 2006.
Négrophobie, essai, avec Odile Tobner et François-Xavier Verschave, Ed. Les Arènes, 2005.
L'Afrique au secours de l'Occident, essai, préface du livre d'Anne-Cécile Robert, Ed. de l'Atelier
L'Impossible innoncence, roman, Philippe Rey, 2004.
Doomi Golo, roman écrit en langue wolof, éditions Papyrys, 2003.
Murambi, Le livre des ossements, Stock, 2000.
L'Europe, vues d'Afrique, nouvelles, collectif, Le Figuier.
Le Cavalier et son ombre, roman, Stock Paris, 1997, prix Tropiques 1997.
Les Traces de la meute, roman, éditions l'Harmattan Paris 1993.
Le Temps des aveux, essai, Labor, Belgique 1993, ouvrage collectif autour du thème « Ecriture et démocratie »
Les Tambours de la mémoire, roman, Nathan Paris, 1987, réédition L'Harmattan, 1990, Grand Prix de la République du Sénégal pour les Lettres, 1990.
Le Temps de Tamango, roman, suivi de Thiaroye, terre rouge, (théâtre) première édition l'Harmattan Paris 1981, prix du Bureau Sénégalais du Droit d'Auteurs 1984. Traduit en italien. Réédition Le Serpent à Plumes, 2002.


Boubacar Boris Diop est également auteur de plusieurs scénarios de films et de pièces de théâtre dont :

Thiaroye terre rouge, L'Harmattan 1981 (avec Le Temps de Tamango).
Grandakar-Usine, une autre de ses pièces -écrite en collaboration avec le metteur en scène sénégalais Oumar Ndao- a été jouée sur plusieurs scènes d'Afrique Noire et du Maghreb.



à propos de Boris Boubacar Diop


Style alerte, quelquefois proche du polar, Boubacar Boris Diop écrit presque comme un journaliste, la trame de ses oeuvres ayant une emprise permanente sur la réalité. Après le naufrage du Joola, il publiait, en décembre 2002, un article très remarqué dans Le Monde diplomatique, qui se concluait par ces mots : « Un bateau au fond de l'Atlantique avec sa cargaison et des centaines de corps engloutis, c'est un sacré fardeau pour notre mémoire. Notre dignité est de le porter. Ce naufrage est avant tout une leçon d'humilité. »

Abou Abel Thiam - L'intelligent Jeune Afrique



liens


Lettre à un ami sur le naufrage du Joola, (lire l'article) Le Monde Diplomatique, 2002
Mots pluriels - interview de Boris Boubacar Diop par Jean-Marie Violet
"Ah oui ! Les Tutsis" : article de Boris Boubacar Diop sur intura.net
Interview de Boris Boubacar Diop par Chantal Thompson (linguaromana.byu.edu)
Africultures (biographie)
Africultures ("La langue en question", extraits d'une rencontre avec Boubacar Boris Diop, animée par Alain Ricard qui a eu lieu le 9 novembre 2007 à la Bibliothèque Jean Degoul d'Eysines.



mise à jour décembre 2007
photo Alain Chambaretaud