Géhanne Khalfallah


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Algérie
Bourse du Centre national du Livre - 2005


Géhanne Khalfallah, née en 1975, vit et travaille en Algérie.

Journaliste, elle a publié de nombreux articles notamment sur la littérature algérienne, la musique, des portraits de femmes, la santé, l’agriculture, la pollution…





textes


le Chant des coquelicots, théâtre
L’étrangère, roman


les projets de résidence


Le chant des coquelicots, pièce de théâtre

Engoncés dans des hameaux perdus entre des contreforts rocheux et la mer, des paysans vivent à l’encontre de la nature. Livrés aux humeurs de la mer et en proie à une démence séculaire, ils s’entêtent à cultiver l’olivier et se contentent des rares faveurs de l’hiver. Le village vivant au rythme des cultures saisonnières se trouve inclus dans un programme de grande envergure décidé par les pouvoirs publics. Un projet de route, qui selon le ministre des transports «soulagera les villes d’un exode massif et reliera les centres urbains aux zones rurales».
Toutefois, l’aboutissement d’un tel projet devra s’accompagner par le déplacement des populations riveraines et la destruction des retenues colinaires (seule source d’eau des paysans). Les paysans se soulèvent et des arrestations abusives et des humiliations publiques se multiplient.
C’est dans ce climat d’incertitude, de méfiance, de combat et d’abus que Boualem, le grand dirigeant du mouvement va rencontrer Amel, une jeune journaliste. Elle a pour mission de l’interviewer. Mais la rencontre entre les deux protagonistes s’annonce difficile car ils appartiennent à deux mondes opposés. Le monde d’une riche citadine et celui d’un paysan pauvre.


L’Étrangère, roman

Étrangère à son corps, à son gynécée, une jeune fille vit dans le reniement de son être. Dans l’abandon, son corps se défend, s’insurge, se déforme, se venge. Entre contenu et contenant, un grand décalage, un horrible dilemme. Y a-t-il une possibilité de réconciliation ?
Quand elle promène son regard vers le monde du dehors, elle découvre un homme à moitié fou danser sur la jetée. Il se tortille et se laisse envahir par une danse purificatrice se tenant plus dans son esprit que dans son corps, presque envoûté ou peut-être même habité par le diable. Il pose des pieds fermes sur le sol et prend une forme indéfinissable et disgracieuse. À lui seul, il fait face à l’incompréhension des badauds…
Elle voulait le tenir par la main, sentir la vie en lui. Elle voulait le tenir sans pour autant le conduire quelque part, mais pour se laisser emporter par son élan, par sa façon d’être et d’ignorer les autres.
Leur histoire n’est pas la même mais la déchirure est pareille..



mise à jour décembre 2007
photo Patrick Fabre, 2005