Guy Régis Jr


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Haïti
Bourse du Centre national du Livre - 2006

Né en avril 1974, Guy Régis Jr est auteur, traducteur (Maeterlinck, Camus, Koltès) metteur en scène, vidéaste, fondateur et animateur du Nous Théâtre, célèbre compagnie de théâtre contemporain haïtien.

Ses textes sont mis en lecture, montés, dans les théâtres, à l'université, dans les rues, sur les places publiques et tout autre lieu de grande audience. En Europe : au Centre Georges Pompidou, au Théâtre national de Belgique, au Tarmac de la Villette, au Festival international de Liège, aux Francophonies de Limoges. Ailleurs : au Venezuela, aux Etats-unis, etc.

Détenteur de plusieurs bourses d'écriture et de distinctions, il anime des ateliers d'écriture et de théâtre un peu partout dans le monde (Liège, RDC, Washington, etc.).

Guy Régis Jr est également réalisateur, avec les films Black Out, 3’ (2001) et Pays sauve qui peut, 12’ (2001).

Du 25 mai au 5 juin 2010, il est à l'affiche au Tarmac de la Villette à Paris où il met en scène sa pièce Moi, fardeau inhérent.





écrits


Le Sable et la Mer, théâtre, (2005) 2009

Bethsabée, théâtre, (2008) 2009

Les Beaux Voleurs, théâtre, (2006) 2009

Moi, fardeau inhérent, théâtre, 2009, monté en juillet au théâtre de L'Echangeur, présenté à Port-au-Prince (Festival de théâtre Quatre chemins) en septembre, Tarmac de la Villette ( du 25 mai au 5 juin 2010)

Le Père, théâtre, Prix ETC Beaumarchais 2009 du meilleur texte francophone.

La Mort de soi dans sa longue robe de Mariée, théâtre, 2009, lu aux Francophonies en Limousin (L'Imparfait du Présent, septembre 2009)

Mourir tendre, théâtre, inédit, nominé pour le Prix SACD 2008, création en 2009 à la Grande Halle de la Villette à Paris.

Incessants, fiction, 2007, lecture par Christian Gonon au Tarmac de la Villette (novembre 2007) et aux 25es Francophonies en Limousin (septembre 2008). Parution avec des traductions en anglais et en espagnol dans la revue Cultures Sud 168, janvier-mars 2008 (pages 346-353).

Haï, honni, détesté, lecture par Christian Gonon au Tarmac de la Villette à Paris, en novembre 2007.

Ida, monologue déchet
, théâtre, Ed. Rivarticollection, N.Y., 2006 : lu au Centre des arts Pointe-à-Pitre, au théâtre de l’Index à Dijon, à la scène nationale de la Guadeloupe ; représenté à L’Artchipel et au Tarmac de la Villette au printemps 2007, mise en scène de Ruddy Sylaire. Extrait publié dans la revue Riveneuve (Marseille), 2006.

Service Violence Série, théâtre, festival Tambor latino, festival Quatre chemins, festival de Liège, théâtre national de Belgique, présentée aux Francophonies en Limousin, 2005.

Le Trophée des Capitaux, fiction, 2006, en cours de publication chez "Vents d'ailleurs".

Zanmzèl, poèmes, 2006.

Ida, monologue déchet, théâtre, Ed. Rivarticollection, N.Y., 2006 traduite en espagnol vénézuélien.

Service Violence Série, théâtre, 2005.

Le Temps des Carnassiers, poèmes, 2000, Deuxième prix Jean Brierre de poésie (Dakar/Port-au-Prince).




traduction et adaptation


Etranje! traduction de L’Etranger de Albert Camus en créole haïtien (inédit)
Dezafi de Frankétienne, adapté au théâtre, écrit en résidence d’écriture (janvier-mars 2006) au Tarmac de la Villette. Pièce qui sera représentée en saison 2008 avec le collectif NOUS Théâtre.



bourses, résidences, distinctions


Aide de la Commission nationale d'aide à la création de textes dramatiques du Centre national du Théâtre pour la création de son texte Moi Fardeau inhérent, en novembre 2009.
Résidence d'écriture attribuée par la Mairie de Paris au Convent des Récollets, en 2007.
Crédit de résidence 2006 du Centre national du Livre pour un séjour à la Maison des auteurs des Francophonies en Limousin du 26 septembre au 26 novembre 2006.

Bourse d’écriture au Tarmac de la Villette, janvier à mars 2006.

Plaque d’honneur et mérite du théâtre national en Haïti pour appui à l’évolution du théâtre haïtien, 2005.
Lauréat du concours de textes théâtraux sur la Caraïbe, Textes en paroles, 2004.
Sélection officielle de la First caribean and Latino american video art, 2002.
Lauréat au Prix de poésie, Jean Brierre (Port-au-Prince –Dakar), 2000.



interprétations et mises en scène


Délire à deux de Eugène Ionesco, interprétation, mise en scène de Antoine Peugeot, Port-au-Prince ; 1997.

Les dits du fou de l’île de Lyonel Trouillot ; interprétation, mise en scène de Antoine Peugeot, Port-au-Prince, Jacmel ; 1998.

Les tambours du soleil de René Philoctète ; interprétation et mise en scène en collaboration avec Faubert Bolivar Port-au-Prince, Gonaïves, Cap-Haïtien, Cayes ; 1999, 2000.

Bobomasouri de Franketienne ; interprétation et mise en scène Port-au-Prince ; 2001, 2002.

Service Violence Série, Port-au-Prince, Santo Domingo, Liège, Limoges, Hesdin, Bruxelles ; 2003, 2004, 2005…

Monsieur Bonhomme et les incendiaires de Max Frisch ; mise en scène en collaboration avec Lorrainne Mangonès, (Festival Quatre chemins) 2005.

Voisins complices, (acteur), mise en scène de Syto Cavé ; (Barcelone) 2004.

Jeux de parenthèses (acteur), mise en scène de Syto Cavé ; (Port-au-Prince, Jérémie) 2005.

Allah n'est pas obligé, d'Ahmadou Kourouma. Lecture publique à la Fokal (Port-au-Prince), juin 2006.

Nous ne leur pardonnerons pas, mise en scène avec les poèmes de Jacques Roumain. Au Champs de Mars et à la Fokal (Port-au-Prince), mars-mai 2007.

Amour, colère et folie, de Marie Chauvet, à la Fokal (Port-au-Prince), juillet 2007.



filmographie


Black out, 3’ ; réalisation et scénario,

Pays sauve qui peut, 12’ ; réalisation et scénario,

Rara, 52’ ; interprétation, réalisation de Guillaume Pradère-Niquet,

Cité Jeanne, 25’ ; interprétation, réalisation de Rachelle Magloire.




notes


A propos de La Mort de soi dans sa longue robe de mariée
J’écris rarement pour raconter une histoire. J’avoue me soumettre à l’écriture comme on se plie à un narcotique. C’est au bout de l’expérience que je sais ce que j’ai vécu – ce que je me suis laissé vivre. A chaque fois, la même pulsion vers la médication. A chaque fois, un même plaisir de m’être laissé surprendre.
Si résumé de La Mort de soi dans sa longue robe de mariée il y a, ce serait donc sans nulle prétention d’abréger, encore moins de mystifier, ceci : « Un homme est terrassé par le deuil. Il est hanté par nombre de démons. Par lui-même en premier et par des esprits. Dans des songes ou carrément dans la réalité, ces démons le condamnent pour avoir accepté de se marier avec une jeune femme et ainsi causé sa mort. »
Il y a, dans ces lignes, pour moi, et je crains que l’on dira que je tente de revenir à une pensée longuement éprouvée, l’indispensable superposition de ces deux pulsions dont parlait Freud, Eros et Thanatos. C’est de cette dualité originelle et aussi de sa similitude avec certains mystères non révélés du vaudou que j’ai puisé mon sujet.

Ce qui pour moi était essentiel, c’est la tourmente, l’impossible calme non idoine au désir et son croisement inévitable et fatal avec l’élément de sa fin. Le cycle cruel dont parle Artaud : Création/Destruction. Il est aussi à espérer, car cela aussi fait partie de ce que j’ai espéré écrire en me laissant écrire, que cette pièce, même si elle le fait en filigrane, arrive à dévoiler l’existence (ou l’agonie) d’un endroit de la terre, d’une ville, d’un pays. Quel qu’il soit, la désignation de ce lieu importe peu.
Car les coins de terre qui nous habitent sont des parts de vie dont on ne se séparera jamais. 
Guy Régis Jr



A propos deLa Mort de soi dans sa longue robe de mariée

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mise à jour mars 2010
photo Patrick Fabre, 2006